Conçu à l'origine pour être intégré au système scolaire japonais afin de remplacer la gymnastique traditionnelle, ce kata combine l'entraînement physique général avec l'apprentissage de techniques d'attaque et de défense, en mettant l'accent sur les atemi-waza (frappes, coups de poing et coups de pied).
Structure du Kata
Il fait partie des 9 katas officiellement reconnus par le Judo Kodokan. Contrairement à la majorité des autres katas de judo qui se pratiquent exclusivement à deux, il intègre une large partie technique en solo :
- Tandoku Renshu (Entraînement seul - 26 techniques) : Une série de mouvements exécutés en solo pour former le corps. Elle regroupe des frappes dans plusieurs directions (Goho-ate), des coups de pied (Keri-waza) et des simulations de projections.
- Sotai Renshu (Entraînement à deux) : Cette section se pratique avec un partenaire et se divise en deux formes distinctes de 10 techniques chacune :
- Kime Shiki (Forme de la décision) : Une série axée sur la self-defense, l'évaluation des distances et la détermination face à une attaque.
- Ju Shiki (Forme de la souplesse) : Des mouvements fluides inspirés des principes du Ju-no-kata, pour apprendre à céder face à la force afin de mieux la retourner contre l'adversaire.
Caractéristiques et philosophie
- Le principe de base : Il illustre parfaitement la maxime de Jigoro Kano : Seiryoku Zen'yo (le meilleur usage de l'énergie physique et mentale).
- Un kata délaissé : Bien qu'officiel, il est aujourd'hui rarement pratiqué et peu connu du grand public par rapport à des formes comme le Nage-no-kata ou le Katame-no-kata.